05 juillet 2006

Incertitude et pouvoir

L’incertitude et pouvoir sont liés. Le pouvoir s’installe dans des situations dont l’issue n’est pas prévisible à l’avance. Si les informations sont connues et hiérarchisées, et si le processus de décision est fixé, il n’existe aucun espace pour le pouvoir. C’est la conjonction de l’incertain et de l’asymétrie des positions (asymétrie des dotations initiales, des informations des capacités de traitement de l’information) qui explique la naissance et l’exercice du pouvoir. Crozier et Friedberg[1] construisent l’entreprise comme un... [Lire la suite]
Posté par Nathalie Gardes à 16:46 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

05 juillet 2006

Qui détient le pouvoir?

Les hypothèses de la concurrence pure et parfaite évacue le pouvoir, l’un des principes de base de l’économie néoclassique étant que nul ne peut être contraint à échanger, le pouvoir et le marché sont antinomiques Si l’on affirme qu’entre le contrôle du marché par le monopole et le contrôle de l’entreprise par le marché, il existe une multitude d’états intermédiaires, le pouvoir de l’entreprise est affirmé tant dans la détermination des prix que dans la fixation des lieux de la concurrence (différenciation du produit). L’entreprise... [Lire la suite]
Posté par Nathalie Gardes à 16:37 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
05 juillet 2006

Le pouvoir un concept central dans une analyse de réseau.

Pour comprendre la configuration d’un réseau, les flux de pouvoir et d’information peuvent être plus importants que ceux de l’argent et des services. Le pouvoir devient dans ce contexte un concept central de l’analyse de réseau. Selon Thorelli (1986) le pouvoir ne peut se penser comme étant possédé unilatéralement. Le phénomène le plus typique est celui de l’interdépendance. Ainsi, dans une logique de réseaux, l’organisation a intérêt, pour éviter une dépendance, à restreindre les interactions avec une partie donnée au profit d’une... [Lire la suite]
Posté par Nathalie Gardes à 16:35 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
07 mai 2006

L'importance des droits résiduels de contrôle

"Selon Grossman et Hart (1986), les frontières de la firme ne se déterminent pas en fonction d’une différence de système de paiement que la firme établirait entre ses employés et ses contractuels, comme le suggère la théorie de l’agence. Ces frontières sont également indépendantes d’une capacité plus grande de la firme à mettre en place des mécanismes de prévention de l’opportunisme, comme dans les analyses de coûts de transaction. Ces frontières dépendent en fait de l’entité qui détient les droits résiduels de contrôle,... [Lire la suite]
Posté par Nathalie Gardes à 21:43 - - Commentaires [1] - Permalien [#]
07 mai 2006

Nature de la firme et du marché

Quand et pourquoi les activités sont entreprises à l’intérieur de l’organisation appelée firme plutôt que coordonnées sur le marché est une question qui a attiré l’attention pendant 20 ans des économistes et des chercheurs en stratégie d’entreprise. Toutefois, peu d’auteurs ont pris la précaution de définir ce qu’on entendait par firme et par marché (Langlois 1993). Nous allons portée notre attention à la nature de la firme et du marché ce qui permettra de mettre en lumière les frontières entre ces deux formes d’institutions. Pour... [Lire la suite]
Posté par Nathalie Gardes à 21:38 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
06 mai 2006

L’incomplétude des contrats corollaire de la rationalité limitée

H. Simon (1955, 1979, 1991) prend appui sur la psychologie cognitive et l'observation des processus de décision pour proposer une révision radicale de l'analyse des comportements économiques. Il va mettre en question le réalisme du modèle néoclassique du choix rationnel qui repose sur un ensemble d'hypothèses fortes (connaissance de tous les choix possibles et de toutes les conséquences de ces choix ainsi que de la capacité à les calculer). Ce qui explique concrètement la limite de la rationalité n'est rien d'autre que... [Lire la suite]
Posté par Nathalie Gardes à 13:25 - - Commentaires [1] - Permalien [#]
13 mai 2005

LES POST MODERNES

Le balancier de l’Histoire ne connaît pas de trêve. Le mouvement par lequel la mentalité des années d’après guerre a été renversée, va être lui-même être renversé à son tour. Ainsi la ferveur idéaliste et révolutionnaire des années 1960 va connaître son crépuscule, se retourner et se muer dans le conformisme des années 1990. Ce passage est aujourd’hui décrit par les sociologue dans un concept qui nomme le terme de son avènement : la postmodernité.     L’événement symbolique le plus important de ce... [Lire la suite]
Posté par Nathalie Gardes à 14:32 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
13 mai 2005

LES MODERNES

Au 19° sciècle, les modernes croyaient sincèrement dans la puissance libératrice et pacificatrice de la « raison » des Lumières. Ils ne doutaient pas du rôle missionnaire de la « Science » et de son « unité » fondamentale. Ils avaient foi dans le savoir et s'imaginait un monde à venir, libéré de la barbarie, des croyances et de la superstition. Ils croyaient par-dessus tout au « progrès » dont ils s'étaient fait une religion. Ils croyaient que le progrès scientifique et technique engendrerait... [Lire la suite]
Posté par Nathalie Gardes à 14:21 - - Commentaires [0] - Permalien [#]